Indigo lance Indigo Weel, un service de vélos partagés

Le Groupe Indigo Weel a récemment lancé Indigo Weel, son nouveau service de location de vélos en libre-service, partagé, sans stations. Première ville bénéficiaire : Metz.

On en a longtemps rêvé, Indigo l’a fait… » Guy Cambianica se frotte les mains. L’adjoint à la mobilité a débusqué, d’abord à Munich, puis à Marseille, la solution qui va donner un coup d’accélérateur au déploiement du vélo à Metz sans que cela ne coûte un rond à à la collectivité.

La municipalité s’est, en effet, toujours refusée à adopter la formule du Vélib’ parisien (groupe JCDecaux), plébiscitée par de nombreuses grandes villes, mais très coûteuse pour le contribuable. « Nous recherchions depuis longtemps une alternative au système de partage de vélos en station qui présente deux grosses contraintes : il faut créer les stations et il faut ensuite couvrir les frais de fonctionnement qui s’élèvent à 3 500 € par an par vélo », indique Guy Cambianica.

Le Français Indigo, avec sa nouvelle marque Indigo Weel, va faire tomber ces deux obstacles en déployant, à partir de la première semaine de décembre, une offre de partage de vélos dites en "free floating".

Metz servira de pas de tir pour le lancement d’Indigo Weel puisqu’il s’agira de sa première implantation dans une ville française depuis sa création. « Nous sommes le 1er opérateur français à proposer cette solution et dans une démarche 100% privée, a indiqué, hier, Jean Gadrat, directeur du développement nouvelle mobilité d’Indigo. Ce qui signifie qu’il n’y a aucun coût supporté par la collectivité et que nous garantissons l’organisation du service. »

Un système beaucoup moins lourd à mettre en place que le "Vélib’", ou "VéloStan’Lib" (JC Decaux) comme c’est le cas à Nancy, puisqu’il ne repose sur, en effet, aucune infrastructure matérielle.

Le principe est binaire : les vélos sont essaimés dans la ville, sans véritable lieu de stockage, et peuvent être empruntés à l’aide d’une simple application numérique.

En pratique, pour louer un vélo proposé par Indigo Weel, il vous suffira de télécharger une application sur votre smartphone, de localiser les vélos disponibles autour de vous sur une carte, de déverrouiller le cadenas du vélo en flashant un QR Code et de prendre la route.

Pour le restituer, plus besoin de chercher une station qui ne se trouve pas forcément à proximité de votre destination. Vous le lâchez n’importe où — du moins sur un parking à vélo qui vous sera fléché par l’application — et vous cliquez sur votre téléphone portable pour fermer votre cession.

« Si vous laissez votre vélo sur un trottoir, ça ne fonctionnera pas. Vous recevrez une alerte vous demandant d’aller le déposer à un endroit où il ne génera pas ».

Le montant de la course, dont le prix a été arrêté à 50 centimes la demi-heure, est calculé automatiquement et débité sur votre carte bancaire. « Toutefois, l’idée est de mettre en avant des formules d’abonnement au mois ou à l’année, moins chères qu’un abonnement au réseau de bus », mentionne le responsable d’Indigo.

Quant aux vélos, ils embarquent un GPS et une technologie de déblocage de l’antivol. « Ils sont sûrs et robustes », atteste Guy Cambianica qui a eu l’occasion d’en essayer un à Marseille, à l’occasion d’un salon de la mobilité.

Indigo a déployé, au cours de la première semaine de décembre, quelque 250 vélos. Le service montera ensuite en charge, jusqu’à atteindre 500 vélos en libre accès. Dans une troisième phase, des vélos électriques pourraient également être mis en circulation. Et peut-être davantage. « Nous nous positionnons sur une offre globale de mobilité qui va du vélo au scooter électrique en passant par la voiture », aligne Jean Gadrat. La route est ouverte.

Pour les tarifs, ils devraient différer en fonction de l’endroit où a été abandonné le vélo. « Un prix fixe s’appliquera dans un périmètre donné, précise Guy Cambianica. Mais, il est évident que si le vélo se retrouve à Ars-sur-Moselle, par exemple, et qu’il faut aller le chercher, le coup de la location ne sera plus le même. On ne pourra se permettre d’avoir des vélos aux quatre coins de l’agglomération. Il faut, évidemment, les regrouper à un moment, là où se trouvent les usagers comme dans le quartier de la gare, au centre-ville ou au Saulcy. Mais tout cela sera ajusté au fur et à mesure, grâce à la géolocalisation de chaque vélo. » 

Informations

Rédacteur
Cédric REYNAUD
Chargé de mission foncier d'activités & Transports

Date de publication
le 15/12/17 à 15:11

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Source
www.republicain-lorain.fr