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24è baromètre KPMG - CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME

Selon la 24ème édition du baromètre de KPMG et de la CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME, les dirigeants de PME sont moins inquiets face à la situation économique et pour leur propre activité, les dirigeants de PME renouent avec la confiance.

Pour la 24ème édition de ce baromètre, l’IFOP a interrogé en mars 2015, à la demande de KPMG et de la CGPME, 402 dirigeants d’entreprise française de 10 à 500 salariés sur leurs besoins de financement et leur accès au crédit.


Moins inquiets face à la situation économique et pour leur propre activité, les dirigeants de PME renouent avec la confiance

Un frémissement a déjà pu être constaté lors de la précédente vague du Baromètre, en janvier 2015 : les dirigeants se montrent moins inquiets face à la situation économique. Ils sont 78 % à exprimer leur inquiétude (-9 points par rapport à janvier). Parmi eux, 16 % se disent très inquiets (-7 points).
Des niveaux d’inquiétude inférieurs à 80 % n’avaient pas été observés depuis trois ans, en mars 2012.

Autre signal encourageant : la proportion de dirigeants de PME inquiets pour leur propre activité passe sous la barre des 50 % pour la première fois depuis mars 2012 (49 %, -4 points), dont seulement 8 % de « tout à fait » inquiets.

Si la baisse du chiffre d’affaires touche toujours plus d’une PME sur deux (54 %, +2 points par rapport à janvier 2015), la proportion des interrogés faisant état de hausses de coûts ou des prix pratiqués par leurs fournisseurs est en baisse de 6 points en trois mois (43 %). L’évolution du nombre de dirigeants de PME affirmant spontanément n’être confrontés à aucune difficulté, qui s’établit à 14 % (+7 points), confirme la situation plus favorable.

En parallèle, pour 60 % des dirigeants de PME la situation économique actuelle impacte positivement leurs conditions d’accès au crédit auprès des banques 14 %, +7 points). 39 % la voient comme négative (- 6 points).


De plus grands besoins de financement…
74 % des dirigeants interrogés estiment avoir au moins un besoin de financement (+9 points par rapport à janvier 2015, au niveau le plus haut depuis la création du Baromètre. Parmi eux, 45 % expriment des besoins en financements d’exploitation (+7 points), et 44 % en financements d’investissements (+6 points).
« La progression des besoins de financement des PME témoigne d’une confiance plus grande dans l’avenir, qui incite les entreprises à davantage capitaliser pour les mois et années à venir » précise Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG.

… malgré un durcissement des conditions d’accès au crédit
75 % des dirigeants déclarent faire l’objet d’au moins une mesure de durcissement des conditions de financement par les banques (+6 points). La première mesure citée est le financement à des frais élevés ou à des montants plus faibles que prévus (48 %, en nette progression : +9 points).
Toutefois, moins d’un dirigeant sur deux envisage d’examiner les conditions d’autres banques concurrentes (46 %, -2 points). Par ailleurs, 40 % des chefs d’entreprise interrogés pensent réexaminer leurs lignes de crédit.
Conséquence de ce durcissement, 36 % (+3 points) des dirigeants interrogés déclarent s’autocensurer dans leurs investissements et leurs demandes auprès des banques en raison de difficultés d’accès au crédit, dont 11 % qui se limitent beaucoup.


Dans ce contexte, le prêt inter-entreprises suscite l’intérêt des PME
La possibilité pour une entreprise ayant une trésorerie excédentaire de prêter à un fournisseur ou à un sous-traitant sans passer par le système bancaire est jugée efficace pour débloquer le financement à court-terme des entreprises par une majorité de dirigeants de PME (55 %). Toutefois, seuls 9 % d’entre eux seulement estiment cette possibilité « très efficace ». Les dirigeants d’entreprises de 20 à 49 salariés (61 %) ou exprimant des besoins de financements (60 %) se montrent plus optimistes quant à l’impact d’une telle opportunité, qui suscite en revanche moins d’enthousiasme au sein des plus grosses PME (100 à 499 salariés : 45 %).


Alors que la situation s’améliore, les dirigeants estiment que le coût du travail reste le principal obstacle à l’embauche
En dehors du niveau de leur carnet de commandes, les dirigeants de PME identifient le coût du travail comme le premier obstacle à l’embauche dans leur entreprise (42 %). La difficulté à trouver les profils recherchés est citée par 32 % des répondants.
Près de deux dirigeants de PME sur trois se déclareraient incités à recruter en cas de création d’un contrat de travail à durée indéterminée dont le maintien ou la rupture serait, pendant trois ans, lié à l’évolution des résultats ou du chiffre d’affaires de l’entreprise (63 %, dont 29 % « certainement »).

En savoir plus : consulter l'étude complète

Informations

Rédacteur
PACA ECOBIZ
Administrateur général de la plateforme

Date de publication
le 11/05/15 à 15:52

Thèmes
Développement de l'entreprise
Economie - Etude - Conjoncture

CGPME